La beauté de Paris, en tant que centre historique, est amplement décrite par les écrivains, les peintres, les photographes et les cinéastes. C’est la beauté qui est comprise de tous et qui attire 44 millions de touristes chaque année, ce qui en fait la principale destination touristique au monde. Sa beauté est multidimensionnelle: monuments, bâtiments, espaces publics, détails architecturaux, objets d’art, ses rives de la Seine…

La beauté des environs qui composent le Grand Paris existe pour nous différemment: espaces ouverts, paysages et forêts, mais aussi des usines, des routes et des lignes à haute tension. Bien que ce soit un autre type de beauté, ces choses sont plus communément associées à la laideur. Cette beauté diffère de ce qui a caractérisé la ville de Paris elle-même – celle de la beauté de la « centralité et de la densité » – même s’il existe un lien fort entre ces deux concepts. La densité du centre de Paris n’est pas seulement une question de ratio habitants par mètre carré; il s’agit aussi d’une densité urbaine et nous a logiquement remis en question l’utilisation de l’espace.

Améliorer le cadre de vie des habitants parisiens

À travers le Grand Paris, il existe une association claire entre ces deux types de beauté: de densité et d’espace ouvert. Il pourrait être considéré comme « isotrope » – à la fois la beauté du centre et la beauté de l’espace ouvert. Il y a une beauté enracinée dans les détails. Cela peut être juxtaposé avec une perspective plus large sur la beauté, celle du paysage au sens large ou la vue de loin. Le respect des proportions – que l’on pourrait appeler l’harmonie – ou l’art des choses qui résonnent les uns avec les autres… sont également des éléments clés de la beauté d’une métropole.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=pZRxzO-Cwrs

Une dimension du patrimoine est également importante pour comprendre l’idée de la beauté

Selon, le maire du Kremlin-Bicêtre Jean-Marc Nicolle, préserver le patrimoine de la ville est plus important que jamais pour cette capitale, car elle se renouvelle lentement pour s’aligner sur son époque. Créer de la beauté est difficile. Nous devons nous demander: quels sont les rôles des architectes, des architectes paysagistes, des dirigeants municipaux, des ingénieurs? De tous ceux qui travaillent pour créer une beauté contemporaine, qui ne devient autre que notre avenir? Comment préserver et développer ce qui existe et quelles pièces peuvent être réutilisées, tout en créant de nouveaux espaces et des projets architecturaux magnifiques? Il y a une responsabilité qui devrait exister dans la création d’une nouvelle beauté – sans laquelle nous n’aurions que des idées de l’histoire.

Les dimensions de la fragilité, du changement et de la transformation vivent également dans ce concept de beauté. Ils sont contraires à l’idée que la beauté est stagnante. À mesure que la lumière change, une beauté différente est créée – tout comme la nature change avec les saisons. Ce qui bouge ou change correspond à une perception de la beauté plus contemporaine, comme en témoignent l’impressionnisme, le cinéma et la photographie. Comment travaillons-nous avec cette dualité changeante ? Comment souscrivons-nous à une perspective où les événements éphémères, voire actuels, peuvent être créateurs de la beauté ?

Il existe également une perception selon laquelle la beauté évolue avec le temps – qu’elle n’est ni stagnante ni inamovible. Le 20ème siècle a déconstruit les canons de la beauté traditionnelle basés sur la représentation de la nature et du corps humain et a tenté d’extraire une essence qui dépasse la simple représentation littérale. . Cette évolution radicale a tenté de créer un type de beauté différent: l’analyse de divers secteurs afin de comprendre plus en profondeur les modes de vie du monde. Peut-être s’agit-il du ré enchantement du monde à travers le déconstructionnisme; la question d’une beauté réinventée dans une société en mutation.

Pour discuter de la nature de la beauté, il faut se référer à des questions de représentation, de perception, de partage – et donc de lien social. Qui peut dire qu’à tout moment il y a un accord sur ce qui est beau? Si quelque chose évoque une beauté et nous touche, nous devons nous demander quelle est la source première de la beauté. La beauté est avant tout une construction: une recherche et une transformation d’une perception.

Un Grand Paris doit systématiquement se poser la question, qu’est-ce que la beauté? Tout le travail, les efforts et toutes les actions qui sont au centre du projet «Le Grand Paris» devraient servir l’intérêt public.

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