La paix intérieure et les relations humaines sont des piliers importants du développement personnel et social. Elles amènent les individus à se comprendre et à se focaliser sur l’essentiel. Cependant, certaines émotions négatives telles que la colère constituent un frein au bien-être et empoisonnent constamment le quotidien des hommes. Pour cela, il est nécessaire de les contrôler afin d’éviter les pièges qu’elles constituent. Qu’est-ce que la colère ? Quelles sont les techniques qui permettent de mieux la gérer ? Découvrez dans cet article 7 techniques pour mieux gérer sa colère. 

Qu’est-ce que la colère ?

Gérer sa colère - Pourquoi c'est important
Gérer sa colère – Pourquoi c’est important

La colère est un trouble affectif soudain et passager plus ou moins intense qui fait cas d’un sentiment de mécontentement. Elle se manifeste vis-à-vis de ce que l’on identifie comme étant la cause probable ou certaine d’une frustration. On ressent alors de la colère à l’encontre de tout ce qui est susceptible de constituer un frein à notre bien-être ou à notre satisfaction.

Contrairement à la tristesse, la colère est une réaction qui fait suite à une frustration. Il existe une panoplie de situations qui peuvent amener les gens à se mettre en colère. De plus, certaines personnes ont tendance à éprouver quotidiennement ladite émotion. Cette dernière est capable de perdurer si l’on ne prend pas le temps nécessaire pour trouver les solutions qui conviennent parfaitement à chaque moment de frustration ou de mécontentement. Par ailleurs, le degré et le type de colère varient en fonction de l’ampleur et du genre d’insatisfaction dont on fait l’objet.

Ainsi, on distingue entre autres :

  • L’indignation : Elle est suscitée par un acte révoltant et représente un sentiment de colère et de mépris.
  • La clameur : C’est une catégorie de colère qui se manifeste par des cris indistincts et violents. Elle est caractérisée par un éclat et une puissance sonore.
  • La rage : Il s’agit d’une violente manifestation d’agressivité qui représente une colère incontrôlable. Elle est due en partie à l’incapacité de se sortir d’une situation affreuse. L’individu n’est plus en mesure de se maîtriser et est capable de nuire à son entourage au cours d’un élan incontrôlé.
  • La déception : C’est une impression douloureuse que l’on ressent à la suite des épreuves de la vie. Elle peut survenir après une perte ou un échec. Il s’agit d’une colère assez dangereuse qui caractérise les personnes qui sont vraiment déçues.

Quelles sont les causes de la colère ?

Les causes de la colère sont multiples et multiformes. Elles peuvent être liées aussi bien aux facteurs internes qu’aux facteurs externes. En effet, la crise de colère peut provenir d’une interprétation erronée de faits et gestes. Dans ce cas, l’individu a une propension à rejeter toutes les fautes sur les personnes et les événements externes alors qu’en réalité, le principal problème est dû à ses propres émotions. Ces différentes confusions basées sur l’émotion créent des environnements de frustrations et de colères infondées.

Une partie de la population raisonne en fonction de ses émotions. Cela fait qu’elle n’arrive pas à digérer les situations qui vont à l’encontre de ses pensées ou de ses visions. Ainsi, les agissements habituels de la société sont considérés comme des éventualités alarmantes et deviennent des sources de frustration continues. Il est souvent remarqué que certaines personnes s’offusquent à la moindre remarque « innocente » de leurs semblables lorsque leur émotion domine leur raisonnement. C’est l’une des raisons qui pousse les gens aux accès de colère.

S’agissant des facteurs externes, ils sont de divers ordres.De plus, on les contrôle rarement. Les paramètres externes (humiliation, rejet, abandon, injustice, mépris, jalousie…) sont indépendants des individus. Ces derniers peuvent se mettre dans un état colérique à la suite d’une agression verbale ou pour la défense de leurs intérêts. Par ailleurs, les gens peuvent être amenés à se mettre en colère lorsqu’ils se sentent en danger. Cette émotion peut également prendre la forme d’une humeur méchante et agressive (hargne) pour permettre de se fixer et de concrétiser ses objectifs.

Gérer les conflits au travail

Mieux gérer sa colère : Quelles sont les conséquences de la colère ?

Gérer sa colère - Quelles sont les conséquences de la colère
Gérer sa colère – Quelles sont les conséquences de la colère

Les conséquences de la colère sont plus importantes que ses causes. En effet, la colère suscite des changements affectifs brutaux et profonds. Elle surgit lorsqu’on subit une tension continue ou répétée, d’ordre physique ou psychologique (stress). La plupart des constantes du corps humain (battements du cœur, tensions…) augmentent et l’organisme est sujet aux décharges des hormones. À la longue, cette situation nuit gravement à la santé et impacte négativement sur les relations humaines (familiales, sociales et professionnelles). Ainsi, elle devient une source d’antagonisme, de peines extrêmes et provoque des disputes et des mésententes dans le quotidien. En outre, plusieurs maladies sont causées par les excès de colères. On distingue entre autres :

1. L’arythmie

L’arythmie est une irrégularité pathologique ou non des pulsions cardiaques ou du rythme de la respiration. La colère, par l’intermédiaire du stress qu’elle engendre, peut causer des maladies cardiaques ou des syndromes graves et soudains. Ces derniers sont caractérisés notamment par un effondrement de la tension artérielle.

2. Les pathologies du foie

Les accès de colère suscitent l’accroissement du taux de sécrétion de la bile. Ce surplus endommage progressivement le foie et occasionne des affections liées à l’organe.

3. Les douleurs musculaires

Les émotions négatives, à l’instar de la colère, favorisent la production de l’adrénaline par l’organisme. Cette hormone stimule l’activité du cœur et du cerveau. Ce faisant, on note l’apparition de plusieurs troubles tels que la migraine, les contractions musculaires, etc. De plus, les crispations se concentrent au niveau de certaines parties du corps et provoquent des sensations douloureuses.

4. La diarrhée

Le stress causé par la colère provoque plusieurs dysfonctionnements dans l’organisme. Au nombre de ces maux, on peut citer l’irritation de l’intestin et les rougeurs du côlon. Ils occasionnent ainsi des épisodes de diarrhée même si l’individu s’abstient de consommer des laxatifs.

5. La dermatite

La dermatite est une affection cutanée, souvent de nature inflammatoire. Elle est causée entre autres, par les fréquences répétées de colère et d’émotions nuisibles.

6. La gastrite

La gastrite est une pathologie caractérisée par une inflammation aiguë ou chronique de la muqueuse de l’estomac. Elle est l’une des conséquences les plus notables de la colère. Les symptômes classiques de la pathologie (brûlures de l’estomac, douleurs, etc.) se manifestent à la suite de plusieurs accès de colère. Cette affection peut conduire à l’ulcère.

Comment bien gérer sa colère ?

Comment bien gérer sa colère

La maîtrise de la colère est sujette à plusieurs étapes d’adaptation parmi lesquelles on distingue entre autres :

1. Apprendre à dépassionner sa colère

Au cours des épisodes qui suscitent des sensations incommodantes, les individus sont généralement émotifs. Afin d’éviter que ces troubles affectifs prennent le contrôle sur le raisonnement, il est capital de prendre du recul vis-à-vis desdites situations. Ainsi, on évite au mieux de prendre des décisions hâtives qui finissent le plus souvent par porter atteinte aux intérêts personnels et collectifs. Il est donc nécessaire d’être suffisamment calme et d’être en mesure de faire un bon discernement avant d’aborder ces genres de situations.

2. Apprendre à gérer sa colère par des exercices simples

Les personnes colériques sont très impulsives. Elles frustrent leur entourage par des réactions souvent déplacées. Pour maîtriser et vaincre cette émotion négative qui ronge les Hommes, il est possible de pratiquer des disciplines spirituelles et corporelles qui apaisent le corps et l’esprit. Ainsi, par le biais d’exercices de méditations, de respirations et de postures (le yoga par exemple). Par ailleurs, il est important de s’accorder des moments de tranquillité dans des endroits adéquats afin de parvenir à la paix intérieure. Ce faisant, il devient aisé de gérer sa colère.

3. Gérer sa colère : Apprendre à s’extérioriser

Le fait de garder en soi ses sentiments (positif ou négatif) peut provoquer de la colère. Vous devez exprimer à vos proches votre amour, votre tristesse ou vos moments de joie. Faire fi de cela, amplifie le stress et la colère peut survenir à tout instant. Il est donc proscrit de refouler ses émotions. Ces dernières, une fois empilées constituent de graves dangers aussi bien pour l’individu que pour son environnement. Parler, s’exprimer et dire à temps ce que l’on ressent et ce que l’on pense aident à diminuer l’intensité des rancœurs.

Si pour quelque raison que ce soit, vous éprouvez de la gêne ou des difficultés pour vous confier à vos proches (familles, amis…), vous avez la possibilité de consulter des professionnels (thérapeutes, psychologues…). Ils sont en mesure de vous aider à trouver des solutions adéquates. Le but étant de vous extérioriser, vous pouvez également opter pour des séances de vidéos personnelles qui vous permettront de vous filmer tout en exprimant vos émotions. En outre, écrire sur papier des situations fâcheuses permet aussi de diminuer l’ampleur des émotions. Cela constitue un excellent exercice pour libérer votre esprit et booster votre moral.

4. Apprendre à accepter les situations de la vie

Il existe une infinité de situations qu’on aimerait contrôler. On s’attarde sur ces situations, mais elles échappent à notre contrôle. Elles occupent nos pensées, bien qu’aucune avancée appréciable ne s’en dégage. Ces échecs ont tendance à nous mettre en colère. Cependant, lorsqu’on analyse les faits, on remarque que certaines choses ne peuvent en être autrement et ne peuvent en aucun cas changer. Il devient alors judicieux d’accepter chaque chose telle qu’elle se présente afin d’aller de l’avant.

5. Apprendre à tolérer pour mieux gérer sa colère

La tolérance constitue un pilier fondamental du self-control (maîtrise de soi). Elle permet d’acquérir l’ouverture d’esprit nécessaire pour accepter les points de vue des autres. Ce faisant, vous réduisez les facteurs qui peuvent susciter en vous des sentiments négatifs tels que la colère, la tristesse ou le stress.

En outre, selon les cas, vous pouvez également suivre les conseils suivants :

  • Mettre l’intérêt des enfants au centre de l’échange parentale ;
  • Accepter l’autre dans sa différence ;
  • Ne pas prendre de décision quand on est en colère ;
  • Instaurer la culture du pardon qui n’est pas un signe de faiblesse ;
  • Vaincre ses pensées automatiques ;
  • Tenir compte de la question de diversité culturelle et de son influence dans la gestion du conflit familial ;
  • Tenter d’établir une relation porteuse de sens ;
  • Et finalement, demander l’aide d’un spécialiste en cas de difficulté.

En dehors de ces méthodes de contrôle de la colère, il existe des exercices spécifiques qui permettent de vaincre totalement les émotions négatives.

Exercices spécifiques et efficaces pour gérer sa colère

De nombreux exercices permettent de gérer sa colère, d’avoir un contrôle sur ses émotions et d’être en harmonie avec son entourage. Certaines pratiques aboutissent à des résultats époustouflants là où d’autres présentent quelques limites. Nous développons ici deux techniques très efficaces pour gérer sa colère.

1. La technique de libération émotionnelle de Gary Craig (EFT)

Selon Gary Craig « la cause de toute émotion négative est une perturbation du système énergétique corporel ». Ainsi, il propose une méthode qui apporte des solutions rapides et opérantes pour vaincre la colère. La méthode de l’EFT est une variante de l’acupuncture émotionnelle.

Elle n’utilise pas d’aiguilles et comporte plusieurs phases à savoir la :

  • préparation ;
  • première séquence d’exercice ;
  • gamme des neuf actions ;
  • deuxième et dernière séquence d’exercice.

Elle permet de surmonter sa colère et d’obtenir une maîtrise de soi lorsque l’équilibre énergétique de l’individu est restauré.

2. La relaxation Bio-dynamique pour gérer sa colère

La relaxation bio-dynamique propose plusieurs exercices qui permettent de maîtriser et de gérer sa colère. On peut citer entre autres :

La revitalisation du dos et de la colonne vertébrale

Cet exercice de relaxation permet dans sa phase d’extension de prendre en compte des tensions dissimulées dans le dos. Il amène aussi, au cours de la phase d’oscillation, à évacuer les substances nocives qui sont emmagasinées le long de la colonne vertébrale. De plus, il permet de réduire l’activité adrénergique du système sympathique. La pratique de cet exercice favorise l’élimination du stress et procure une relaxation remarquable.

L’étirement nuque, colonne vertébrale et lombaire

Il s’agit d’un exercice qui favorise la réactivation de l’énergie du dos. Il permet de prendre conscience des phases d’extension et de relâchement de la colonne vertébrale. Cet exercice est également utilisé en kinésiologie éducative pour réguler le stress.

La libération des tensions accumulées dans le bassin

Cette pratique présente plusieurs effets bénéfiques parmi lesquels on distingue la libération des tensions et l’élimination des toxines accumulées au niveau du bassin. Elle relance le système parasympathique autonome et engendre, grâce à une pratique répétée, une plus grande souplesse en soi et dans sa relation avec son environnement.

Exercices de respiration ouverture cages thoraciques poumons

Encore appelés gymnastique de longue vie par les moines, les exercices respiratoires sont utilisés de nos jours en Orient et en Extrême-Orient. Ils sont aussi utilisés à travers les arts corporels pour maintenir l’équilibre physique, énergétique et corporel. Ils permettent également d’avoir des relations sociales harmonieuses.

Les épaules complètement relâchées, inspirez en ouvrant les épaules vers l’arrière (les mains restant en contact avec les cuisses). Puis, dans une grande expiration, les épaules basses, ramenez-les devant, en ouvrant tout l’axe du dos et en restant le plus droit possible sans raidir les lombaires.

Dans une respiration de plus en plus profonde, refaites l’exercice trois à quatre fois, en pleine conscience de toutes vos sensations internes et dans une amplitude avant-arrière.

Cet exercice atténue les spasmes et les contraintes liées aux problèmes respiratoires, (asthme), cardio-vasculaires. Cette pratique favorise l’ouverture aux autres et développe la confiance en soi.

En gardant les épaules basses, cet exercice nous permet dans la phase d’inspiration, une ouverture du corps vers l’arrière, cage thoracique, poumons, une augmentation de l’oxygène interne, et dans la phase d’expiration, une rétraction de l’abdomen et du thorax, une ouverture du dos et de la colonne vertébrale. Cet espace de respiration assure l’apport d’oxygène utile.

Les bénéfices sur le plan social

Cet exercice prépare à l’expression consciente de la relation à l’autre. Il a pour finalité de renforcer l’aisance respiratoire dans un accord : tenue du corps et souffle, en favorisant la concentration, l’écoute de soi-même, la confiance en soi et en l’autre.

Il concerne le champ relationnel qui débute par une présence à soi-même, avant de se déployer vers l’autre. Pour les personnes qui ont du cœur : l’exercice est particulièrement profitable à toutes les personnes exerçant des professions en situations de communication fréquente.

La pratique régulière de cet exercice renforce la compréhension, l’acceptation des autres, dans la différence et l’intérêt pour le sujet éloigné de sa culture

Pour découvrir davantage comment gérer sa colère grâce à la relaxation bio-dynamique, je vous propose de suivre cette vidéo : Mieux gérer les difficultés relationnelles & conflits familiaux

Gérer les conflits au travail
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